Les règles

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L'organisation sportive de la boxe thaïlandaise se subdivise en de nombreux sigles et fédérations, si bien que le règlement peut revêtir des formulations diverses. Les règles reproduites ici sont extraites de celles appliquées dans les stades thaïlandais.

Ring

Le ring, qui mesure entre cinq et sept mètres de côté, doit être entouré de trois rangés de cordes minimum. Le plancher sera doublé d'un matériau moelleux et élastique, de quatre centimètres d'épaisseur, et recouvert de toile.

Tenue vestimentaire des combattants

Les boxeurs (nak-muays) se présenteront dans une tenue appropriée au combat, se composant d'un short et d'un suspensoir pour la coquille. Ils doivent combattre torse nu et pieds nus, mais sont autorisés à porter des chevillières. Ils peuvent nouer un ruban appelé « prajeet » autour d'un ou des deux bras. La coiffure sacrée appelée « mongkon » est permise durant les phases préliminaires et rituelles mais doit être retirée avant le début du combat.

Bandages et gants

Les jointures seront protégées par une bande élastique de trois mètres, fixée avec du ruban adhésif. Les gants peuvent aller de la taille 6 à la taille 16 onces.

Poids

Un médecin exécutera un contrôle physique général qui permettra au boxeur (ou à la boxeuse) de faire ses combats ou assauts (version light-contact). Les opérations de pesée s'effectuent en présence de l'adversaire et de ses assistants, et se déroulent au moins quatre heures avant la rencontre.

Rounds

Les matchs officiels comptent cinq reprises de trois minutes avec deux minutes de repos entre
chaque round en Thaïlande (voire quelquefois 1 minute 30 de repos en Europe). Mais en France cela dépend de la « classe » dans laquelle le pratiquant nak-muay évolue.
« classes » vont de « C » à classe A » pour les seniors (18 ans et plus).

Assistants

Chaque combattant peut être accompagné de deux assistants voire trois suivant la classe (entraîneur et soigneur).

Score

Les points sont attribués selon des critères d’évaluation suivants :

  • Technique, précision, puissance et dommage engendré par chaque coup (de poing, de pied, de coude et de genou) ;
  • Habileté défensive ;
  • Combativité et habileté à l'attaque.

La notation du juge (porte sur la différence entre les deux combattants – code de la anglaise professionnelle)

  • Égalité : 10 points par round à chacun des deux protagonistes,
  • Léger avantage : 10 points à 9,
  • Avantage net : 10 points à 8,
  • Avantage écrasant : 10 points à 7.

Quand les boxeurs obtiennent le même nombre de points, la victoire revient à celui jugé le plus combatif. - Pénalité : L'arbitre est autorisé à retirer un point chaque fois que le combattant commet une faute grave ou faute mineure mais répétée.

Arbitres et Juges

La décision finale est du ressort d'un arbitre et de deux juges, qui remplissent leurs bulletins (cartons de jugement) respectifs à la fin de chaque reprise. La décision est donnée après le dernier round au regard des cartons de juge.

Irrégularités

  • Frapper l'adversaire quand il est à terre, lorsqu'il est en train de se relever ou bien après la fin du round.
  • Tirer les cheveux.
  • Mordre ou cracher.
  • Frapper l'oeil avec le pouce.
  • Prendre appui sur les cordes.
  • Combattre en se tenant à une corde.
  • Éviter malicieusement les attaques de l'adversaire, en feignant par exemple de tomber, de glisser sous les cordes ou de se cacher derrière l'arbitre.
  • Frapper intentionnellement les organes génitaux.
  • Commettre n'importe quelle action incorrecte susceptible de blesser l'adversaire.

Rappel : un combattant qui commet une faute sans toutefois causer un handicap ou infliger une blessure à l'adversaire recevra un avertissement oral et sera pénalisé d’un point. Le combattant qui commet volontairement une irrégularité désavantageant ou blessant l'adversaire peut perdre le match pour faute ou être disqualifié par l'arbitre, sans préavis s'il réitère son attitude durant la rencontre. En cas de faute involontaire empêchant la poursuite du combat, l'arbitre arrête la rencontre : il attribuera, donc, la victoire par K.O. technique au boxeur ayant obtenu le score le plus élevé, ou bien déclarera le match nul en cas d'égalité des scores. Un athlète peut se plaindre d'avoir subi une irrégularité auprès de l'arbitre, qui prendra immédiatement une décision : s'il estime que la faute ne rentre pas dans le cadre de celles énumérées plus haut, le combat se pousuivra.

Victoire

La victoire est proclamée :

  • aux points ;
  • par K-O : l'adversaire tombé à terre ne se relève pas dans les 10 secondes;
  • par K-O technique : l'arbitre interrompt le combat parce qu'un athlète
    • n'est pas en état de continuer,
    • ne se présente pas après l’appel du gong,
    • est victime d'une blessure qui l'empêche de poursuivre le combat.
  • par décision du médecin, à la suite d'une blessure ;
  • par abandon : l'un des combattants déclare ne pas vouloir continuer le combat ;
  • par disqualification de l'adversaire pour faute grave ;
  • par décision des juges : le combat une fois terminé, les juges attribuent la victoire au boxeur ayant obtenu le score le plus élevé.

Décision

  • à l'unanimité : trois votes favorables.
  • à la majorité : deux votes favorables et un contraire.
  • match nul :- si telle est la décision de deu- si les avis des juges sont tous discordants.
  • No-contest : en cas de phénomène imprévisible ou d’une blessure en début de combat.
    • Si telle est la décision des juges sur demande du superviseur, parce que les deux athlètes combattent de manière incorrecte ou évitent l'affrontement.
    • Quand un combattant se retrouve au sol, l'arbitre ordonne à son adversaire d'aller dans le coin neutre, et commence immédiatement à compter de 1 à 10.
    • Si le boxeur qui a envoyé son adversaire à terre n'obéit pas, il arrête de compter, réitère son ordre et attend que ce dernier ait produit son effet pour reprendre le compte des secondes.
    • Si le boxeur tombé à terre pendant le compte ou bien avant d'être compté 8, le combattant pourra poursuivre.
    • Si le boxeur tombé à terre n'est pas en état de poursuivre le combat, il doit continuer de compter jusqu'à 10.
    • Si le boxeur tombé à terre se relève avant d'être compté 10, puis tombe de nouveau, il doit recommencer à compter les secondes.
    • Si les deux boxeurs tombent à terre :
      • Il commence à compter et ne s'arrête pas si l'un des deux se relève,
      • Il déclare le match nul si à 10, aucun des deux ne se relève.

Modalités particulières

La cloche ne sauve pas le boxeur hors-combat (du compte des secondes), sauf au dernier round. À la fin du compte des secondes, le boxeur en état de poursuivre le combat sera déclaré vainqueur.

Catégories Professionnelles

Catégories officielles du Rajadamnoen: (Au stade du Lumpini les catégories s'arrêtent aux Welters)

  • Paille (-47,5 kg / -105 lb)
  • Mi-mouche (-49 kg / -108 lb)
  • Mouche (-51 kg / -112 lb)
  • Super-mouche (-52,5 kg / -115 lb)
  • Coqs (-53,5 kg / -118 lb)
  • Super-coqs (-55,5 kg / -122 lb)
  • Plumes (-57,5 kg / -126 lb)
  • Super-plumes (-59 kg / -130 lb)
  • Légers (-61,5 kg / -135 lb)
  • Super-légers (-63,5 kg / -140 lb)
  • Welters (-67 kg / -147 lb)
  • Super-welters (-70 kg / -154 lb)
  • Moyens (-72,5 kg / -160 lb)

En Europe, les catégories sont différentes selon les fédérations et correspondent très souvent aux organismes internationaux de boxes pieds-poings (notamment la WBC, WMC et WAKO). Ainsi, il faut rajouter les catégories moins de 75 kg, moins de 81 kg, moins de 90 kg puis les plus de 90 kg (poids lourds).

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